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30.04.2007
Prix des lecteurs. La mère à la mer
L’ATLANTIQUE SUD
Par Jérôme Tonnerre, éditions Grasset, 280 pages, 16,90 ¤.
« Partir, c’est mourir un peu, mais mourir, c’est partir beaucoup ». Quand on lit cette citation d’Alphonse Allais, placée en épigraphe, on se dit que ce roman ne doit pas engendrer la mélancolie ! De fait, malgré le sujet, Jérôme Tonnerre, qui est à la fois l’auteur et le héros de cette aventure, sait provoquer le sourire et le rire. Avant de mourir, en 1991, sa mère, Anna Tonnerre, avait exprimé le voeu que ses cendres soient dispersées dans l’Atlantique Sud. Un souhait qui pose un sérieux cas de conscience au fils, qui a la phobie des voyages ! « A la valise, il avait préféré le cercueil », écrit ainsi Jérôme, avec cet humour - noir, un peu macabre parfois - qui ne le quitte pas tout au long de ce livre. Mais, en bon fils consciencieux, il cherche à respecter le voeu d’Anna. Il se met donc à chercher : où exactement dans l’Atlantique Sud faut-il disperser les cendres maternelles ? Et surtout, pourquoi dans cette zone ? Son enquête va l’emmener très loin dans l’histoire de sa famille et dans les relations que sa mère entretenait avec son frère, sa soeur et son mari. On découvre ainsi une famille extrêmement complexe - à 32 ans, Jérôme lui-même continue de consulter le pédiatre de son enfance ! -, aux rapports parfois difficiles. À une époque, Anna avait même disparu pendant deux mois du domicile familial. A son retour, elle avait commencé à déprimer et à boire. Pourquoi ? Avec qui était-elle partie ? C’est ce qu’apprendra Jérôme lors de son enquête. Une enquête au terme de laquelle il se trouvera libéré : en larguant ses cendres du haut d’un hélicoptère au large de l’île d’Yeu, il brisera les liens avec sa mère, et il découvrira, en même temps, l’amour auprès d’une jeune femme avec qui il se sent prêt à partir en voyage ! Au total, Jérôme Tonnerre a écrit là un roman riche, plein de malice, de verve aussi, ponctué de trouvailles verbales, et d’une autodérision très drôle.
Y.L.
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29.04.2007
Jérôme Tonnerre. « L’Atlantique Sud »
Scénariste reconnu, auteur (ou co-auteur) de près de trente films (« Un coeur en hiver », « Chouans », « Le Bossu »…), Jérôme Tonnerre a une autre belle corde à son arc : la littérature. Et les deux livres autobiographiques qu’il a publiés sont loin d’être passés inaperçus.
Est-ce parce qu’il a vécu une enfance qu’il qualifie lui-même de « solitaire et mélancolique » ? Toujours est-il que, depuis ses dix-neuf ans, Jérôme Tonnerre ne cesse de raconter des histoires. Pour lui ou pour les autres. Tout commence par le cinéma, évidemment. Passionné par le Septième art dès sa jeunesse, il a quinze ans quand il fait la connaissance de François Truffaut, qui enracine sa vocation en lui conseillant de devenir scénariste. C’était en 1974. Dès lors, l’adolescent sait pertinemment que sa vie se déroulera dans le monde du cinéma, ce qui avait le don « de faire ricaner ma mère », souligne-t-il. Mais les remarques maternelles n’y font rien : son fils persiste et signe… ses premiers articles dans la presse spécialisée, avant même d’avoir atteint ses vingt ans. Quant à sa relation avec François Truffaut, elle s’approfondira à un point tel qu’en 1976, Jérôme Tonnerre lui confiera : « Vous êtes pour moi comme un père ».
Un travail collectif
Puis, quelques années plus tard, tout en écrivant des ouvrages sur le cinéma, il devient scénariste et va travailler avec Claude Lelouch, Claude Sautet, Philippe de Broca, Yves Robert… Un travail effectué en étroite collaboration avec les metteurs en scène. « Un scénario est, avant tout, "parlé" », explique Jérôme Tonnerre. « On se raconte, on joue les scènes avant de les rédiger (…). Le cinéma est un art collectif », insiste-t-il. « Un livre, me semble-t-il, c’est le contraire : pour commencer, on l’écrit soi, et pour soi ». Mais quelle joie aussi pour ce scénariste de publier son premier livre, « Le petit voisin » (*), dans lequel il raconte sa rencontre avec François Truffaut. Car, non seulement son récit est bien accueilli par la critique et le public, mais, pour la première fois, il reçoit du courrier, ce qui ne lui était jamais arrivé pour ses films ! Et puis il a le sentiment d’avoir osé, enfin, prendre la parole à titre personnel, d’avoir franchi un pas énorme. « Pour autant, s’empresse- t-il d’ajouter, je ne me suis pas cru tenu de pondre mon oeuf annuellement et d’encombrer les rayonnages ».
En immersion totale dans sa chambre
Il a donc attendu sept ans avant de se mettre à un autre récit autobiographique, « L’Atlantique sud ». Pour écrire ce livre, il a profité d’une période où il ne travaillait pas sur un scénario. « Je me suis dit : "C’est maintenant ou jamais" ». Pas question, en effet, pour Jérôme Tonnerre de mélanger les genres et de mener de front plusieurs projets. « Lorsque j’écris un film ou un livre, je ne peux et ne veux que faire cela, en immersion totale. Je m’astreins donc à une discipline rigoureuse : jusqu’à l’achèvement du texte, je reste des journées entières dans la chambre sous les toits qui me sert de bureau. »
Yves Loisel
(*) Disponible dans la collection Folio.
09:05 Publié dans Atlantique Sud , Jérôme Tonnerre , Littérature , Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jérôme Tonnerre, Atlantique sud, littérature, prix des lecteurs du Télégramme
28.04.2007
Hervé Bellec à Languidic. « J’ai inventé Baptiste »
Samedi dernier, Hervé Bellec (« Un bon dieu pour les ivrognes », Coop Breizh) était invité à la médiathèque de Languidic (56). L’écrivain et ses lecteurs sont entrés d’emblée en connivence, grâce à Baptiste Cabidoche, héros et fil conducteur de ce recueil de nouvelles.
« Quelle est la part du vrai et du faux, si on vous classe comme auteur imagino-réaliste ? », questionne une première interlocutrice. « Réaliste, oui, répond l’écrivain sans hésitation. J’ai travaillé pendant dix ans dans des bars à Brest et j’écris ce que je connais. Mais je garde aussi ma liberté : l’histoire est inventée, l’imagination est la part personnelle ».
Des femmes fragiles
« N’y a-t-il pas, dans ce recueil, malgré tout, une part autobiographique ? », interroge un autre lecteur. « Baptiste, par exemple, est inventé, j’ai décrit un personnage fragile, paumé, fataliste et vélléitaire. Mais, je ne voulais pas en faire non plus un personnage caricatural. Comme beaucoup de gens, il vit des drames sentimentaux, mais racontés ici avec humour ». « Les femmes aussi sont fragiles dans ce livre », constate une lectrice. « Oui, elles sont comme lui. Dans le fond, ils voudraient tous être des gens bien, mais il leur manque la force ou la volonté. Dans ce livre, tous les personnages sont en marge, en précarité ».
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Prix des lecteurs du Télégramme : devenir jury avec la bibliothèque de Rédéné
En ce moment, se déroule le 5 e Prix des lecteurs du Télégramme. Les dix titres sélectionnés sont disponibles à la bibliothèque de Rédéné ainsi que les bulletins d'inscriptions. Pour devenir jury, il suffit de s'engager à lire cinq des dix titres de la sélection en quatre mois. Ouvert à tous. De plus, 30 bulletins d'inscription seront tirés au sort. Chaque mois, pendant un an, un chèque-livre de 15 € sera remis aux participants.
16:08 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Rédéné, bibliothèque, prix des lecteurs
26.04.2007
Rencontre avec David Serge à Quiberon
La rencontre avec David Serge, auteur de Les langues paternelles, se déroulera à la bibliothèque municipale de Quiberon samedi 28 avril à 17h30.
09:10 Publié dans David Serge , Les langues paternelles , Littérature , Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : David Serge, livres, Quiberon, Prix des lecteurs du Télégramme
Prix des lecteurs. Rencontre avec Hervé Bellec au Folgoët
Une rencontre avec Hervé Bellec est organisée à la bibliothèque municipale du Folgoët le vendredi 27 avril à 20h30.
Bibliothèque municipale
4 place Ty an Holl
08:45 Publié dans Hervé Bellec , Littérature , Rencontres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Le Folgoët, Prix des lecteurs du Télégramme, Bellec
20.04.2007
"Fallait pas partir"
LES LANGUES PATERNELLES
Par David Serge, éditions Robert Laffont, 270 pages, 18 ¤.
Un matin de 1964, Hector a quitté sa femme et ses deux fils, laissé son travail de vendeur d’appareils électroménagers et déserté le beau quartier de Paris où ils habitaient pour aller vivre dans celui, populaire, de Belleville. Quarante ans après, son fils, David, un chanteur à succès, se recueille devant la dépouille de son père, qui vient de mourir à l’âge de 87 ans. L’heure est au souvenir, au grand déballage. Et les mots coulent à flots, en phrases courtes, sèches, cinglantes. Un style brisé, lyrique, musical. « C’est l’histoire d’un enfant qui cherche un père », un père qui avait « douze ans d’âge mental », « vieil artiste éternellement jeune » qui raconte sans cesse qu’il a connu Fréhel, Sacha Guitry et Léo Ferré : «Plaisir et paresse étaient de ton royaume ». David, « le fils qui ne pleure pas à la mort de son père », passe ainsi en revue toute son existence : les souffrances de l’enfant abandonné, écartelé, qui n’a jamais eu une vie semblable à celle de ses copains d’école et n’a jamais trouvé sa place dans les groupes, dans les bandes; son adolescence perturbée par une sexualité mal comprise et très mal vécue ; sa vie de mari et de père, enfin. Marié à Marjolaine, il a eu trois garçons, mais il n’est pas à l’aise dans ce rôle-là ni au milieu de sa belle-famille : il se sent inadapté, en décalage, trop différent, et finira par divorcer. « Fallait pas partir », répète constamment David à l’intention de son père, à qui il s’adresse à voix haute tout au long de ce livre. Pourtant, malgré ce naufrage affectif, qui a pesé sur les différentes étapes de sa vie et gâché ses relations avec ses propres enfants, il trouvera, tout à la fin, les mots de l’apaisement et du pardon. Un roman vif, violent mais lucidesur les thèmes classiques de la paternité et de la difficulté à communiquer.
Y.L.
10:39 Publié dans Extraits , Les langues paternelles , Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Daniel Schneidermann, Prix des lecteurs
David Serge. Un auteur peut en cacher un autre
Dans le monde des lettres, le petit jeu des pseudonymes alimente régulièrement les conversations. À cet égard, David Serge a apporté une contribution non négligeable à cet aimable divertissement !
Au début de l’année 2006, arrivait en librairie le roman d’un inconnu, comme il en paraît quelques centaines à l’occasion de la « rentrée » de janvier : « les langues paternelles ». Auteur : David Serge. Un roman qui allait susciter des commentaires élogieux en même temps que des interrogations, certains critiques ayant flairé que le nom figurant sur la couverture n’était qu’un masque. Et puis, au mois de mai de la même année, on pouvait lire sur le blog du journaliste Daniel Schneidermann, créateur de l’émission « Arrêt sur images » sur France 5, une confession qui allait en étonner plus d’un : « Il y a plus de cinq ans, un texte a commencé à naître sur mon ordinateur. Il venait d’on ne sait d’où. Mais de loin. (…) Je regardais les mains qui couraient sur le clavier, et c’étaient les miennes. Le texte a inventé son auteur, il s’appelait David Serge. » Ce dédoublement de personnalité, le temps ne l’a pas effacé. Au contraire. On a même l’impression qu’il s’est accentué, renforcé, solidifié.
Cohabitation difficile
Aujourd’hui, quand on interroge l’auteur sur son parcours professionnel, par exemple, il répond sans détour : « La plupart de vos questions ne s’adresse pas à moi mais à Daniel Schneidermann. Il faudrait les lui adresser. Il répondra s’il veut. Moi, je peux tenter de dire si j’arrive à cohabiter avec lui, et encore. Disons que ça dépend des jours. » Dont acte. On ne saura donc rien sur le passage de l’écrivain au Centre de formation des journalistes de Paris, ni sur sa collaboration au Monde, où il a débuté en assurant la chronique de télévision, ni de ses démêlés avec ce journal, ni sur la création d’« Arrêt sur images », qui est pourtant devenue une référence en matière d’analyse médiatique… A l’heure actuelle, seul existe, semble- t-il, David Serge même si Daniel Schneidermann affirme : « Chacun respecte l’autre. Chacun son boulot, chacun sa voix. Un couple moderne. »
Deux livres en préparation
On a pourtant l’impression que David Serge a grandi, qu’il a pris du poids et qu’il va bientôt s’émanciper, prendre le large. « Depuis que j’écris, confie ainsi l’auteur des "Langues paternelles", il [Daniel Schneidermann] a cessé d’écrire des livres, lui. Je crois que ça ne l’amuse plus. » Il ne reste donc plus qu’à attendre la suite des ouvrages signés David Serge. Celui-ci annonce d’ailleurs qu’il en a deux en préparation. Des livres qui ont trait aux rapports entre la langue et l’identité : l’un sur les langues de l’amour et l’identité de l’être amoureux; l’autre sur les langues du sexe et l’identité sexuelle.
Yves Loisel
Blog de Daniel Schneidermann : http://www.bigbangblog.org
10:35 Publié dans David Serge , Littérature , Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : David Serge, Daniel Scneidermann, Prix des lecteurs du Télégramme
VOYAGE AUX PAYS DU COTON
Par Erik Orsenna, éditions Fayard, 300 pages, 20 ¤.
«Le coton est le porc de la botanique », affirme Erik Orsenna dans son introduction. «Chez lui, tout est bon à prendre» : les fibres, les graines, et même les résidus, utilisés par l’industrie pétrochimique. Pour se rendre compte de ce que représente ce marché mondial, l’académicien s’est donc rendu dans différents pays où l’on cultive, achète, commercialise ou transforme cette plante qui constitue, dans certains cas, un véritable « or blanc ». Ce grand reportage, au ton vigoureux et incisif, entraîne donc le lecteur au Mali, aux États-Unis, au Brésil, en Ouzbékistan, en Égypte, en Chine et dans les Vosges. Autant de pays, autant de pratiques, de points de vue et… d’intérêts divers, voire divergents ! C’est ce que met en lumière Erik Orsenna à travers les rencontres et les observations qu’il a pu faire au cours de son voyage. Le constat, au final, fait plutôt froid dans le dos. Le Brésil, où une «mer blanche» a pris possession du coeur du pays, et les États-Unis, où l’on ne semble pas s’embarrasser de principes, apparaissent ainsi comme de véritables rouleaux compresseurs. La Banque mondiale et les lobbies de l’industrie cotonnière affichent une puissance et une arrogance terrifiantes, tandis que la recherche et la technologie sont poussées toujours plus loin. «La botanique en est encore à ses balbutiements », confie ainsi à l’écrivain un savant américain de réputation mondiale. À côté de ces mastodontes, l’Europe semble bien vieille et la France des trente-cinq heures tout à fait dépassée. «En France, vous ne travaillez pas assez. Donc vous préparez mal l’avenir de vos enfants », affirme, par ailleurs, sans ambages, un Chinois à Orsenna. Bref, ce « petit précis de mondialisation » montre, de façon éclatante, que « ce qu’on appelle "coton" est de moins en moins un cadeau de la nature. C’est une création permanente », qui fait encore vivre des centaines de millions de personnes dans le monde.
Y.L
08:51 Publié dans Erik Orsenna , Extraits , Littérature , Voyage au pays du coton | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Erik Orsenna, Prix des lecteurs du Télégramme
Erik Orsenna. A facettes multiples
Ses amis, paraît-il, l’appellent Tintin ! Un surnom qui n’est pas usurpé : comme le héros d’Hergé, Erik Orsenna est un vrai globe-trotter, curieux de tout, qui, à ce jour, s’est rendu dans quelque quatre-vingts pays. À 60 ans, à l’âge où d’autres songent à la retraite, lui s’écrie, avec un enthousiasme de jeune homme : « Je ne sais pas ne rien faire ». De fait, le travail ne lui a jamais fait peur. Pendant onze ans, après la Sorbonne, Sciences Po et la London School of Economics, il enseigne l’économie. Au début des années 80, il fréquente les ministères et même l’Élysée de Mitterrand. En 1985, il entre au Conseil d’État, dont il est en disponibilité depuis sept ans. Puis en mai 1998, il est élu à l’Académie française au fauteuil de... Jacques- Yves Cousteau, un fameux globetrotter, lui aussi ! Voilà pour la vie publique d’Erik Orsenna.
Une discipline de fer
Sa vie privée, intime presque, celle de l’écrivain, il la mène d’une main de fer tôt le matin. Levé tous les jours à 5 h 30, il consacre deux ou trois heures à l’écriture. Une discipline qui a porté ses fruits - près de vingt ouvrages publiés à ce jour, dont « L’Exposition coloniale », prix Goncourt 1988 - et qui correspond au projet qu’il avait conçu dès ses dix ans : devenir écrivain. C’est à sa mère qu’Erik Orsenna doit sa passion pour les livres, qui restent ses meilleurs souvenirs d’enfance. Quand il était petit, elle lui racontait très souvent des histoires. « Il y a deux personnes envers qui j’ai une dette immense : ma mère, qui m’a donné le goût de l’écriture et de la langue française ; et mon père pour Bréhat et le bateau. » Enfant, en effet, le petit Erik passait toutes ses vacances sur l’île de Bréhat. « J’ai appris à naviguer avec mon père sur son île. Les journées étaient ponctuées par les grandes marées, la pêche, les régates, les changements du paysage, d’heure en heure. »
« Je suis, corps et âme, breton »
Pas étonnant, dans ces conditions, que la page d’accueil de son site internet représente un archipel où figurent, comme autant de liens, des renvois à ses derniers livres et à ses différentes activités. « Cela correspond à mon mode de vie, explique l’écrivain. Je n’aime pas l’unité, j’aime les fenêtres. » Aujourd’hui, Erik Orsenna a déserté son île favorite et possède une maison non loin de Paimpol. « J’ai tout Bréhat en face de moi ! », s’exclame-t-il. C’est là qu’il vient passer deux mois chaque été, « avec interdiction absolue de quitter la Bretagne ! J’ai des amis très proches à Brest et à Douarnenez. À Quimper, j’ai des liens familiaux, à La Trinité, j’ai des liens maritimes. Je vais aussi à Saint-Malo. Je suis corps et âme breton. »
Yves Loisel
Site d’Erik Orsenna : http://www.erik-orsenna.com
08:45 Publié dans Erik Orsenna , Littérature , Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Erik Orsenna, Prix des lecteurs du Télégramme













