31.05.2007
Hervé Bellec. « Un bon dieu pour les ivrognes »
Bien qu’habitant à Landerneau, Hervé Bellec ne fait guère de bruit, dans le monde des lettres. Pourtant, la dizaine de livres qu’il a écrits l’a solidement installé dans le paysage littéraire de Bretagne.
16:10 Ecrit par dans Hervé Bellec, Portraits, Un bon Dieu pour les ivrognes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hervé Bellec, Prix des lecteurs du Télégramme, livre
24.05.2007
Rencontre avec Hervé Bellec à Plougastel-Daoulas, vendredi 25 mai à 18h30
Une rencontre avec Hervé Bellec, auteur de Un bon dieu pour les ivrognes, aura lieu vendredi 25 mai à 18h30 à médiathèque Anjela Duval (6 rue Louis Nicolle) à Plougastel-Daoulas (29).
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Rencontre avec José Eduardo Agualusa à Saint-Avé
La rencontre avec José Eduardo Agualusa, auteur de Marchand de passés, se tiendra le jeudi 24 mai à 18 heures à Bibliothèque municipale (1 rue des Droits de l'Homme) de Saint-Avé (56)
12:20 Ecrit par dans José Eduardo Agualusa, Le marchand de passés, Littérature, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Avé, prix des lecteurs, livres, Agualusa
Prix des lecteurs. Rencontre avec Agualusa à Lanester
La rencontre avec José Eduardo Agualusa, auteur de Marchand de passés, se tiendra le vendredi 25 mai à 20 heures à Bibliothèque municipale (Rue Jean-Paul Sartre) de Lanester (56)
12:20 Ecrit par dans José Eduardo Agualusa, Littérature, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lanester, Lorient, Prix des lecteurs du Télégramme, Agualusa
21.05.2007
Rencontre avec Ron Barkaï à Brest
Une rencontre avec Ron Barkaï, auteur de Comme un film égyptien, se tiendra le mercredi 23 mai à la Librairie Dialogues à Brest.
12:10 Ecrit par dans Comme un film égyptien, Littérature, Rencontres, Ron Barkaï | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ron Barkaï, Brest, Prix des lecteurs du Télégramme
Quiberon : rencontre à la médiathèque le samedi 2 juin
Après la rencontre interessante et très suivie avec David Serge, l'auteur de "Les Langues Paternelles", Françoise et Réjane accueilleront à la médiathèque le samedi 2 juin à 16h30 autour d'un café les lecteurs participant au 5e Prix du Télégramme.
Il y aura sûrement beaucoup à échanger et à discuter sur les 10 ouvrages en compétition et un classement des lecteurs de la médiathèque sera établi à l'issue de ce rendez-vous convivial. Les 3 premiers livres seront désignés et l'avenir nous dira si ce choix correspond au choix régional.
Petit rappel, l'année dernière la médiathèque de Quiberon avait compté 2 gagnantes parmis ses lecteurs...
09:50 Ecrit par dans Littérature, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2007
JE VIENS DE TUER MA FEMME
Par Emmanuel Pons, éditions Arléa, 160 pages, 14 ¤.
Hasard des titres. Voilà quelques années, Claire Fourier lançait, menaçante: « Je vais tuer mon mari» (Bartillat, 1998) ; Emmanuel Pons, lui, nous annonce froidement: « Je viens de tuer ma femme » ! La différence, c’est que l’héroïne de Claire Fourier s’en est tenue aux intentions, alors que le narrateur de ce premier roman - qui porte le même nom que l’auteur - est passé à l’acte ! Il est même devenu, au fil de ses visites chez ses voisins, un tueur en série... C’est ce qu’il explique, avec lucidité et cynisme, dans ce récit macabre et insensé, qui s’étend sur sept jours et qui a pour cadre un petit village de Seine-Maritime, Oherville. Que le lecteur ne s’attende pas, pour autant, à des descriptions bucoliques de la campagne normande: tout se passe dans l’esprit complètement détraqué du héros, qui ne cesse de monologuer ou, suivant les circonstances, de s’adresser à sa femme, Sylvie, qu’il vient de supprimer et de placer dans le congélateur de la buanderie en attendant mieux. « Je confie à Sylvie mon angoisse. J’aimerais tellement qu’elle me soutienne ! M’a-t-elle seulement compris une fois, Peut-être. L’ai-je assez regardée pour voir si elle me comprenait ? » D’après Emmanuel, Sylvie l’accablait de reproches, de remontrances, de critiques. En fait, une insatisfaction profonde perturbait leurs relations. Peut-être parce qu’ils n’avaient pas eu d’enfant… Ce sont tous ces souvenirs, ces occasions manquées qu’Emmanuel Pons ressasse et rumine dans un tourbillon que l’auteur a rendu avec une grande maîtrise de style et un humour noir, grinçant, dérangeant. Mais à travers les cris du héros, ses déchirements, les horreurs qu’il peut proférer, on sent aussi un élan, un grand besoin d’écoute et - le croira-t-on ? - de la tendresse, une chaleur que n’avait jamais pu exprimer ce mari dont le coeur étouffait.
Y.L.
08:15 Ecrit par dans Emmanuel Pons, Extraits, Je viens de tuer ma femme, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Pons, Prix des lecteurs du Télégramme
13.05.2007
Emmanuel Pons. Vous avez dit "bizarre" ?
La venue d’Emmanuel Pons à la librairie Dialogues, à la mi-avril, a suscité des commentaires pour le moins divers. Manifestement, le peintre-écrivain a laissé des traces dans les mémoires. Ses recherches spirituelles, sa façon d’envisager la vie ou l’éducation des enfants fait dire qu’il est « très, très bizarre. Chez Dialogues, tout le monde se regardait… C’est quelqu’un de très spécial »… Quant à son livre, chacun s’accorde pour penser qu’il a « un humour particulier, mais qu’en fin de compte, c’est une histoire d’amour. »
Par contre, les détails parfois un peu morbides ont incité certaines lectrices à laisser de côté certains passages !
08:10 Ecrit par dans Emmanuel Pons, Je viens de tuer ma femme, Littérature, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Pons, Prix des lecteurs du Télégramme
12.05.2007
Prix des lecteurs. Rappel des rencontres à venir
- Loperhet, samedi 12 mai à 10 h 30 à la bibliothèque municipale (Place Saint-Yves) : Hervé Bellec («Un bon dieu pour les ivrognes », Coop Breizh).
- Morlaix, mardi 22 mai à 12 h au siège de la compagnie Brit Air : Erik Orsenna (« Voyage aux pays du coton », Fayard).
- Brest, mercredi 23 mai à 18 h à la librairie Dialogues : Ron Barkaï (« Comme un film égyptien », Fayard).
- Saint-Avé, jeudi 24 mai à 18 h à la bibliothèque municipale (1 rue des Droits de l’Homme) : Jose Eduardo Agualusa (« Le Marchand de passés », éditions Métailié).
- Plougastel-Daoulas, vendredi 25 mai à 18 h 30 à la médiathèque Anjela-Duval : Hervé Bellec.
- Lanester, vendredi 25 mai à 20 h à la bibliothèque municipale (rue Jean-Paul Sartre) : Jose Eduardo Agualusa.
14:20 Ecrit par dans Littérature, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rencontres, écrivains, prix des lecteurs du Télégramme, Morlaix, Loperhet, Brest, Saint-Avé
Emmanuel Pons. Le don de la création
Auteur de chansons, de poèmes, artiste peintre, aujourd’hui écrivain… Emmanuel Pons semble être un touche-à-tout. De génie ? Rendez-vous dans quelques années… En tout cas, l’homme a le don de la création dans le sang.
Interviewer Emmanuel Pons n’est pas forcément une sinécure. Les réponses fusent, courtes, lapidaires même, paradoxales. Manifestement, il n’y a rien de conventionnel chez lui. Qui est-il donc ? Quand on relit ce qu’il a bien voulu nous confier, on sent qu’avant tout, on a affaire à un homme libre et créatif. Emmanuel Pons a pourtant suivi une scolarité qu’il qualifie luimême de « normale » au célèbre collège Stanislas, à Paris. Tout se gâte un peu ensuite. Vu ses capacités, il aurait dû intégrer une grande école, mais de son propre aveu, « ça me gonflait ». Une franchise qu’il complète en affirmant : « Je n’aimais pas l’école, je n’aimais pas apprendre. » Un temps, pourtant, il est devenu chef de pub dans une agence, mais - encore une fois - « ça me gonflait », et, de toute façon, il s’est fait renvoyer : on lui a fait comprendre qu’il avait trop d’idées !
Pas de hiérarchie ni d’horaire
C’est à 23 ans - en 1991 - qu’il trouve sa voie : immobilisé, le bas de la jambe dans le plâtre à la suite d’un match de foot, il se demande comment meubler les quatre semaines qu’il a devant lui. Une idée lui vient : terminer la peinture qu’il avait commencée… quand il avait sept ans ! Ainsi va la vie. Il continue à peindre et expose ses toiles dans le cabinet médical de sa mère: succès ! Il poursuit sur sa lancée, expose ses oeuvres, travaille comme un professionnel accompli. Aujourd’hui, Emmanuel Pons vit de sa peinture, ce qui est conforme à l’idéal de vie qu’il souhaitait : « Je voulais être libre, c’est-à-dire ne dépendre de personne, ne pas avoir d’autorité au-dessus de moi, pas de hiérarchie, pas d’horaire. » Comment en est-il arrivé à la littérature et à son premier roman,
« Je viens de tuer ma femme » ? Il faut d’abord préciser que l’écriture ne lui était pas inconnue : avant la peinture, il avait tâté de la poésie, de la chanson, sans avoir rien appris des techniques et sans grand succès non plus, il est vrai. Et puis, durant l’été 2005, se trouvant un peu désoeuvré, l’idée lui vient, à la suite d’une conversation avec sa compagne sur la mort et les faire-part de deuil qu’il faut envoyer dans ces circonstances, de se lancer dans un roman. « Je pense trop que la mort est naturelle : il ne faut pas en faire tout un plat. J’ai un rapport à la vie qui est très détaché. »
Une question d’énergie
Ainsi le roman trouve-t-il son point de départ. Emmanuel Pons se jette dans le travail et rédige son livre d’un seul jet, en un mois, sans élaborer de plan. Chaque matin, installé devant son ordinateur, il se demandait comment il allait continuer l’histoire. « Mon principe élémentaire : ne pas contraindre ». Fidèle à sa façon de vivre et de travailler, Emmanuel Pons laisse donc filer son imagination : « Il y a l’énergie qui est là, explique-t-il. J’ouvre le robinet et l’énergie sort. Je n’ai jamais travaillé dans la volonté. » En tout cas, l’auteur a des projets. Il a même d’autres livres tout prêts à être publiés : une pièce de théâtre empreinte de spiritualité zen, qu’il a écrite en un mois également, et deux autres romans. Actuellement, il prépare « un ouvrage de développement (très) personnel, spirituel en fait », précise- t-il.
Yves Loisel
14:10 Ecrit par dans Emmanuel Pons, Je viens de tuer ma femme, Littérature, Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel Pons, Prix des lecteurs du Télégramme














